Après avoir vu 2012, le film, j’ai arrêté de travailler. Je bosse pour des affaires immatérielles. Je ne suis pas payé mais la source me le rendra. Je serai sauvé parmi les premiers.
Détruire les processus malgré les morts. De plus en plus d’individus vont crever de l’intérieur. Les sentiments émulés par la perte de repères. Du dehors, personne ne verra rien. Le climat continuera à descendre et monter. Les écarts se marqueront. Les flux monétaires seront, comme à chaque crise boursière, sauvés par la Banque mondiale. L’occident la béatifiera. Les clubs privés sortiront de l’ombre. N’importe qui pourra s’abonner aux canaux satellites et les voir se concerter, décider, pour notre bien. Rien ne sera contesté à grande échelle. La raison de la guerre. Mitraillettes à la main, les enfants du sud descendront en escadron, nous buter, se venger. La méditerranée, à 70 % asséchée, sera minée. Ibiza ressemblera à Alcatraz. L’Europe y enverra tous ses drogués et immigrés, ces âmes perdues sans bases matérielles stables.
Je rejoindrai certainement Sirius. Sur Terre, je suis fiché.
Ils commenceront l’attaque par le détroit de Gibraltar, lors d’une grande pluie, à la nage, aidés par les millions de matelas pneumatiques qu’on aura laissés dériver voyant la côte d’Azur, petit à petit, devenir un désert. Beaucoup d’entre nous changeront de camp, en tout cas, moi je changerai.
